Ce que le travail avec les chevaux apporte

Au contact de l’homme, ou d’un autre être vivant, le cheval agit dans l’instant, de manière spontanée et sans jugement. Il indique clairement ce qu’il ressent : inconfort, confort, besoins. Le cheval n’a pas d’intention particulière, il n’élabore pas de stratégie dans le futur : il répond de façon authentique au moment présent. Ces comportements sont orientés vers les choses agréables, il évite naturellement les comportements qui provoques des choses désagréables. Il permet un retour à l’essentiel !

Le cheval nous montre la façon d’atteindre la pleine présence, l’ici et maintenant. Il nous apprend à être clair et cohérent dans l’action, dans la relation à soi et aux autres.

« J’ai envie de jouer avec ce cheval mais au fond de moi je suis en colère mais je ne veux pas le montrer » :

le cheval ne coopère pas car il perçoit une sensation qui l’alerte sur un danger potentiel.

Il nous invite à clarifier notre comportement et à prendre conscience de nos processus émotionnels et relationnels..

« Si je fais semblant d’être impliquée il le ressent et s’éloigne ».

Le cheval nous renvoi directement à nos enjeux conscients et inconscients et qui influencent notre mode de relation aux autres. Il est un déclencheur, un accélérateur de prise de conscience.

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Lorsque notre Ego prend le contrôle de nous-mêmes, nous sommes coupés de la réalité du moment, de notre environnement, de nos ressentis. Nous ne sommes pas impliqués et attentifs.  Linda Kohanov écrit dans « Le Tao du cheval » « une personne qui est incohérente sur le plan  émotionnel, qui agit à l’opposé de ce qu’elle ressent, apparaît comme dangereuse et décentrée  pour le système d’attention équin ».

Une formation expérientielle à la communication non verbale : pourquoi il est si important pour nous de bien interpréter les messages de notre corps ?

Notre société actuelle renforce l’individualisme et cultive l’Ego. Le développement personnel n’est pas la culture du moi. C’est un engagement tout à fait différent qui permet d’apprendre à conscientiser nos comportements. C’est une recherche d’accomplissement de soi, un besoin d’apprendre, de découvrir, de partager, de se sentir en paix avec soi-même. Jacques Salomé, psychosociologue, l’explique très bien dans son livre « le courage d’être soi ».  Il explique que cet engagement va déboucher à des degrés différents sur des changements de direction entre autres vers :

  • une modification des rapports hommes-femmes
  • une meilleure relation à soi et, par là même, aux autres, dans le sens d’une plus grande écoute à ses propres besoins relationnels et à ceux d’autrui.

Il est important pour chacun d’être conscient de ce que nous transmettons à l’autre pour avoir la meilleure relation possible. Cependant il nous arrive d’être incohérent sans qu’on en soit conscient.

Aucune formation, aucun outil ne nous a jamais été proposé lors de nos années d’études pour prendre conscience de notre façon de communiquer et donc de nos incohérences. Nous avons appris à utiliser les mots mais pas à décrypter le langage de notre corps et pourtant nous avons cette capacité en nous mais nous ne l’utilisons pas ou très mal. Nous n’avons pas conscience de la place que cette forme de communication prend dans la relation humaine ni de son impact.

La communication humaine est constituée de 10% de mots. Le reste est composé de ce qu‘on appelle le « non-verbal » : ce qui passe par le corps.

Nos messages passent différemment selon notre état émotionnel, qui s’exprime à travers ces fameux « 90% d’expression non-verbale» par l’intonation de notre voix, notre regard, notre posture, notre rythme cardiaque,… et même nos odeurs.

Cette forme de communication n’est pas perçue de façon consciente ce qui engendre une grande partie de nos incompréhensions relationnelles.

Les mots sont sujets à interprétation et c’est là ou notre corps peut nous aider.

Un moyen permettant de percevoir immédiatement et clairement les différentes formes de communication non verbale pour les intégrer dans nos interactions avec les autres, serait donc fort utile pour une meilleur compréhension de nos modes relationnels.

Les animaux, n’utilisent pas le langage parlé, ils communiquent avec leur corps. Ils perçoivent nos intentions et réagissent en fonction de ces perceptions.

Les recherches en éthologie ont mis en lumière les comportements des animaux et de nombreux chercheurs se sont penchés spécifiquement sur le comportement des chevaux Charles Darwin, Jean Henri Favre, Konrad Lorentz ont marqués précocement l’éthologie. Le Dr Helmut Stammsen, zoologue et éthologue équin, a été le premier en Europe dans les années 1980.

Le cheval réveille en nous des compétences intactes mais inconscientes qu’il a développées pour survivre depuis plus de 50 millions d’années.

Il entretient des rapports sociaux complexes avec ses congénères et a développé une extraordinaire acuité sensorielle * pour échapper aux prédateurs. Il recherche avant tout le confort et la sécurité. Tous ses comportements sont des messages.

Ce que l’on sait aujourd’hui c’est que le cheval interprète des variations très fines de la posture qu’elle soit équine ou d’une autre espèce. Le cheval est capable de distinguer les mouvements du visage humain de l’ordre du millimètre. Il perçoit également l’état émotionnel conscient et inconscient de ses congénères et de tous ceux qu’il côtoie et c’est ce que Linda Kohanov a expérimenté à travers ses recherches et expérimentations auprès des chevaux et qui lui a permis de créer les outils si puissants de l’approche Eponaquest©.

Les outils développés par Linda Kohanov (puis par Carol Roush, Rosy Withey, et d’autres instructeurs Eponaquest) nous permettent de nous entrainer à percevoir et à utiliser consciemment les 90% de communication non verbale.

C’est l’approche que j’ai choisi pour compléter mes formations et expériences. Elle rassemble et formalise ce que j’ai expérimenté et pressenti depuis longtemps, que ce soit lors des formations auprès de personnes en difficultés, dans les quartiers sensibles, lors de mes consultations Feng Shui ou au sein de l’épicerie sociale et solidaire que j’ai fondé en 2010 et bien sur pendant toutes ces années au contact des chevaux. Pour moi travailler avec les chevaux est un plaisir, une évidence. Il est un tiers médiateur exceptionnel !

C’est aussi un moyen très efficace d’aller « la ou ça fait mal ! » pour trouver ce qui « fait du bien ».

*Comment se manifeste cette acuité sensorielle :

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Lorsque nous sommes incohérents nous sommes tendus mais nous ne le repérons pas forcément.  C’est comme si nous maintenions dans de l’eau un ballon gonflé. Nous dépensons une grande  énergie pour cacher consciemment ou inconsciemment au fond de nous nos émotions, nos  ressentis.

Cela déclenche une modification dans nos fonctions physiologiques (augmentation du rythme  cardiaque, augmentation de la pression sanguine, chaleur, respiration bloquée,…). Le cheval  détecte ces modifications de très loin (+ de 30 mètres). C’est ce qui lui a permis de survivre aux  nombreux prédateurs en chasse. Repus, le prédateur n’effraie pas le cheval. Ses fonctions  physiologiques ne sont pas en alerte et le cheval ne se sent pas en danger.

Lorsque nous sommes présent, clairs dans nos intentions et cohérent nous devenons « agréables » pour le cheval et il coopère avec plaisir.

En présence d’un cheval nous apprenons à nous connaître, à repérer nos peurs, frustration, ou toute autre émotion bien enfouie, nous accédons à nos ressources, nous devenons efficace et tout simplement apaisé.